Into The Wild
J’ai lu le livre de Jon Krakauer à la sortie du film de Sean Penn en 2008, mais ce n’est que récemment que j’ai enfin vu le film.
Ce que j’en ai pensé? J’ai préféré le film pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour la photographie, les paysages, la nature dont le visuel est plus marquant que la description. Ensuite pour le choix de la structure chronologique: c’est plus facile de regarder des flash-back que de les décrire. Et finalement, j’ai préféré le film pour la musique d’Eddie Vedder, elle est magique et accompagne tellement bien l’histoire et les décors. En plus, elle illustre très bien les sentiments que ce film/cette histoire éveille en nous.
D’ailleurs, parlons-en de cette histoire. Christopher McCandless est fraîchement diplômé de l’université lorsqu’il décide de quitter son foyer familial pour parcourir les Etats-Unis et rejoindre l’Alaska. Pour être en accord avec ses valeurs, il fait don de son argent à Oxfam et brûle le reste, il rejette les principes de la société moderne. Christopher change également de nom pour devenir Alexander Supertramp (vagabond en anglais).
Le message du film est fort car beaucoup de personnes s’y retrouve. On a tous des valeurs, des principes et un idéal, mais combien d’entre-nous vivent vraiment en accord avec ceux-ci ?
Christopher avait un idéal qu’il a mis à rude épreuve, qu’il a remis en question. Il voulait vivre loin de la société capitaliste qui détruit l’humanité, et pour cela il a prit la route, quitter ses proches et s’est débarrassé de tout le superflu matériel pour n’emporter que l’essentiel, ne vivre que de l’essentiel à l’homme. Je respecte cette volonté, car c’est justement ce qui manque à notre société aujourd’hui: avons-nous oublié de croire en un monde meilleur ? Ou avons-nous tout simplement oublié de croire ?
Je ne cache pas que cette histoire est également révoltante. Pourquoi n’a-t’il pas mieux lu son guide botanique avant de manger les graines de cette plante ? Pourquoi s’est-il isolé à ce point-là alors que l’homme a besoin de l’autre (même si on essaye depuis longtemps de nous enlever cette idée de la tête) ? Pourquoi une si forte rupture avec ses proches ? Pourquoi, pourquoi…
Le plus horrible, dans ce récit, c’est la fatalité. Il va mourir et on ne peut rien y faire. Les graines ont été mangées en trop grande quantité que pour pouvoir survivre, le fleuve est infranchissable et bien qu’il se soit rendu compte que “le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé”, il mourra seul.
Faut-il choisir entre notre idéal et la vie ? Est-il impossible de les concilier ?
NON, il faut au contraire garder les pieds sur terre, il faut rester ouvert à ce qui nous entoure pour contextualiser sans cesse nos valeurs. Il faut se remettre en question le plus possible pour que notre discours soit réaliste. Il faut se confronter aux gens, dialoguer avec eux, qu’ils pensent comme nous ou pas (c’est même parfois plus enrichissant).
Il y a une leçon à tirer de Christopher McCandless, et de bien d’autres avant lui. Mais il faut retrouver la force de se battre pour une cause, la force de ne pas être d’accord avec ce qu’on nous impose et surtout, la force de s’exprimer.
Merci Christopher, de montrer qu’une vie meilleure est possible, il faut simplement décider de le vouloir ou vouloir le décider.




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